PNL Programmation Neuro Linguistique

Nombre de mes clients m’ayant parlé des bienfaits qu’ils ont retiré de leur méditation, j’ai fini par me décider à pratiquer la méditation, que chacun vit différemment, malgré certaines similitudes.
Aussi, ce que vous allez lire ne constitue qu’un témoignage de mon expérience et des résultats que j’ai obtenu en suivant un stage de méditation d’une durée de 10 jours.
Bien entendu, il existe une multitude de techniques. Il convient à chacun de choisir une approche correspondant à son tempérament et à ses besoins. En ce qui me concerne, quitte à pratiquer la méditation, je me suis senti curieux de découvrir la méditation Vipassana. De quoi s’agit-il au juste?

La méditation Vipassana représente une tradition qui remonte à Gautama le Bouddha, il y a environ 25 siècles. Elle est transmise uniquement par voie orale, de pratiquant à pratiquant.
Cet enseignement, non sectaire, permet de découvrir le chemin de la libération appelé Dhamma, qui est universel. Cette pratique à pour but d’apporter des changements concrets et durables dans la vie quotidienne, tout en se multipliant si vous continuez à pratiquer cette technique quotidiennement.
Il est bel et bien question ici de se libérer de ses souffrances et d’acquérir une paix, un calme intérieur de manière à ne plus constamment être en réaction vis à vis des imprévus de la vie et particulièrement lors de situations désagréables.

Durant cette formation, trois formes de méditation sont enseignées et elles nécessitent toutes le plus grand silence possible, verbal, visuel et physique, que l’on nomme Noble Silence. Vous êtes donc avec vous-même durant tout ce temps, sauf lors des périodes de questions à l’enseignant.

La méditation Anapana

Les trois premiers jours sont consacrés à calmer l’agitation mentale. On réalise à quel point l’esprit est continuellement en mouvement et qu’il est difficile de l’apaiser. Tantôt dans le passé à ressasser des vieux souvenirs, tantôt à se projeter dans le futur et créer des scénarios plus ou moins agréables, notre esprit est très indiscipliné. La méditation Anapana permet de plus en plus d’apaiser cette excitation tout en commençant, petit à petit, à prendre pleinement conscience du moment présent, d’en faire l’expérience directe.
Au début, les pensées sont nombreuses et agitées. Après plusieurs heures de méditation, l’esprit fini par devenir de plus en plus calme, conscient de l’ici et maintenant, de plus en plus longtemps.
On finit même par prendre conscience plus rapidement des moments où « la machine » repart et à la stopper pour la ramener dans l’instant présent. Le résultat que j’en ai retiré est vraiment intéressant : un plus grand calme intérieur procurant une conscience plus éveillé de chaque moment qui s’écoule et des sensations éprouvées.
Vient alors la deuxième forme de méditation.

La méditation Vipassana

Du 4ième au 8ième jour, maintenant que l’esprit est apaisé, on apprend à utiliser ce plus grand état de conscience pour observer les sensations qui se produisent sur son corps, selon une technique bien précise et clairement expliquée. Le but ici est multiple.
D’abord, on développe sa capacité à observer objectivement ce qui se produit à chaque instant. Se faisant, on expérimente par soi-même, l’impermanence de la vie. C’est à dire que les sensations dont on a conscience, qu’elles soient agréables ou désagréables, ont toute la même caractéristique : elles apparaissent puis disparaissent. C’est ce que l’on appelle en pali : Anicca (loi universelle que toute chose est en mouvement perpétuel).
Certes, vous vous direz, tout comme je l’ai pensé durant le stage à certains moments : « On le sait déjà tout ça! ».
Pourtant, en faisant directement l’expérience de ce phénomène, par sa propre conscience et à partir de ses propres sensations corporelles, je ne saurais comment vous l’expliquer mais cela fait une différence. Certainement parce que je l’ai vécu, que je l’ai observé avec ma conscience, la réalité me semble différente, moins tangible j’oserai dire, moins concrète. Et je n’ai rien fumé ou bu!
Une fois ce constat établi, une question surgit : A quoi bon réagir continuellement à ces sensations puisqu’elles ne sont pas aussi concrètes qu’on le croit?

Plus on observe les sensations qui se produisent sur son corps, sans réagir, avec un esprit équanime, plus celles-ci se précisent et deviennent subtiles. On réalise alors vraiment que le mental est conditionné à réagir aux sensations. En vérité, celles-ci ne sont que des changements qui se produisent à chaque instant et que l’on nomme Sankhara. Cette activité continuelle de réactions au mouvement perpétuel ne fait que produire, à chaque fois que l’on y réagit, des causes et des effets du conditionnement.
C’est en regardant en soi, en utilisant sa conscience pour observer, en toute objectivé, les sankharas qui se produisent à chaque seconde sur son propre corps et ceci, sans désirer quoique ce soit, sans bouger, qu’on commence à se libérer des sankharas. On découvre alors son propre conditionnement. Une sagesse grandit de cette prise de conscience qui favorise une paix intérieure croissante.

A partir de cet instant, et à l’aide d’une pratique quotidienne, on peut travailler à maintenir un esprit calme tout en développant sa sagesse, par l’observation des sankharas. On amorce ainsi un processus de purification en cessant de réagir aux sensations que l’on observe sur son corps et qui proviennent du conditionnement de notre esprit.
Le silence est un allié car en évitant toute distraction, on peut vraiment ainsi se connecter à soi et tourner son regard vers l’intérieur.
En revanche, apprendre à discipliner son esprit pour observer objectivement, sans réagir aux sensations ni s’y attacher est un apprentissage que j’ai trouvé difficile par moment.
Après un tel travail, la troisième forme de méditation représentera un baume.

La méditation Mettapana

Elle s’accomplit en quelques minutes et consiste à se détendre physiquement et mentalement pour ensuite remplir son esprit et son corps de pensées et de sentiments de bienveillance, d’amour envers tous les êtres. On se recueille et on exprime des souhaits de compassion et de bonheur pour autrui afin que tous puisse connaître la paix intérieure et se libérer de ses souffrances.

Personnellement, j’ai trouvé cette expérience très enrichissante même si certains moments ont été plus difficiles. J’en conserve une plus grande conscience de mes pensées, de mes idées et une plus grande capacité à vivre le moment présent, en demeurant dans un état d’esprit plus calme, plus serein.
J’ai aussi acquis une meilleure observation des émotions et sentiments qui peuvent surgir en moi lors des imprévus que la vie me réserve. Je réagis différemment plus fréquemment dans des situations qui ont normalement tendance à me faire sortir de mes gons!
Parfois, je continue malgré tout à entrer en réaction mais moins longtemps. Un peu comme si j’accorde une importance moindre aux sensations désagréables du fait que j’ai conscience de les alimenter et de les maintenir présent dans ma vie, en laissant mon esprit divaguer et nourrir des scénarios.
Bien entendu, une pratique régulière de la méditation me permet de conserver les bénéfices que j’en retire.

A ceux et celles qui désirent suivre ce stage, je vous suggère simplement d’y aller en forme et non dans un état de détresse ou de fragilité, afin de pouvoir vivre l’expérience jusqu’au bout.
Considérez cette démarche comme un engagement que vous prenez avec vous-même, pendant lequel vous allez faire un voyage et partir à la découverte de soi, en vous orientant vers l’intérieur.
Après tout, qu’est-ce que 10 jours, en sa propre compagnie, dans toute une vie?

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Une technique de libération de la souffrance: la méditation Vipassana - Haut de la page
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