Dépendance affective

SUICIDE : « JE NE T’AIME PLUS » PEUT TUER

 

Vous avez le droit de ne plus aimer quelqu’un, si tant est que vous l’ayez jamais aimé (on ne peut pas « aimer » et « désaimer »), mais vous n’avez pas le droit de lui balancer l’information du jour au lendemain. Parce que ce n’est pas arrivé du jour au lendemain, mais par dépendance émotive, quand ça a commencé à dérailler, vous vous êtes bien gardé de lui en parler, par peur de la solitude : vous avez laissé la situation pourrir, sans rien lu dire, pas même une discussion, attendant de rencontrer quelqu’un d’autre ou d’être assez écoeuré pour n’avoir aucune autre solution que partir.

 

Vous jetez alors le bébé avec l’eau du bain et ce bébé-là peut en crever. Il se croyait au paradis et par un « je ne t’aime plus, je te quitte », vous le faites descendre de plusieurs étages pour atterrir en enfer. Il/elle souffre comme vous de dépendance affective, sauf qu’il/elle n’a pas vu le coup venir : coup que vous prépariez depuis plus semaines, plusieurs années, sans jamais lui faire part de vos inconforts, sans jamais ouvrir une discussion. Ou si vous l’avez fait, c’était assez vague pour qu’elle/il ait le choix de ne pas voir et de ne pas entendre. Quand je parle de bébé, ce n’est pas une image : vous vous êtes accroché à lui le temps que cela fît votre affaire, vous avez préparé votre évasion, pour lui asséner le coup de grâce le jour où vous êtes prêt(e), psychologiquement et matériellement à vous évader. Et l’autre, du jour au lendemain, se retrouve dans un logement vide : vide de meubles, vide de vous. Souffrant de dépendance affective, accroché à vous, comme vous l’étiez à lui/elle, n’ayant pas eu le temps de se détacher (ce que vous avez fait dans son dos, tranquillement), il/elle se retrouve assis(e) au milieu des décombres d’un paradis qui était artificiel, se sentant trahi, rejeté et abandonné. Et en plus, vous lui dites « je te souhaite de refaire ta vie et d’être heureux », quand vous n’ajoutez pas le double discours qui tue « tu es la personne la plus formidable que j’ai rencontrée, mais je te quitte » : là, vous venez de l’achever.

 

Mettez-vous deux minutes dans les chaussures de la personne que vous quittez du jour au lendemain et qui n’a rien vu venir : pas eu le temps de s’habituer, pas eu le temps de discuter, d’essayer de vous convaincre, pas compris pourquoi vous partez, pourquoi vous ne lui avez rien dit avant, pourquoi vous avez caché vos inconforts, pourquoi vous l’avez jugé(e) et condamné(e), sans autre forme de procès que votre décision. Encore une fois, on ne peut pas aimer et désaimer, ça n’existe pas. Vous étiez les deux en dépendance affective (manque de confiance et d’estime), en dépendance émotive (dépendance à une autre personne) et vous vous sentez fort(e) parce que vous êtes celui qui quitte : attention au retour de balancier. Le Trou noir affectif qui plante l’autre sans aucun état d’âme se fera planter par un plus Trou noir affectif que lui et il comprendra ce qu’il a infligé à celui qu’il avait quitté, du jour au lendemain, sans aucun signe avant-coureur et qui s’est suicidé.

 

Si on vous a quitté dans ces conditions, je sais que ça fait mal, très mal : vous m’appelez, en larmes, perdus, incapables de réfléchir, voulant mourir tellement la douleur est intense. Ce n’est pas cette personne qui vous fait tant souffrir, c’est l’accumulation de toute une vie d’abandon et de rejet et elle est la dernière goutte qui fait déborder le vase. Mais quand je dis « dernière goutte », cela ne signifie pas qu’il est temps de vous supprimer : cela signifie que si vous vous retroussez les manches et que vous venez me voir, cette personne névrosée sera la dernière que vous aurez fait entrer dans votre vie. Comptez sur moi ! Parce qu’il s’agit bien de névrose : troubles affectifs et émotionnels. Car enfin, il n’est pas normal de ne plus rien ressentir un matin pour quelqu’un. Ça a commencé depuis un bon moment, mais l’autre ne vous l’a pas dit, préparant son évasion. Et quand on vous plante là en vous disant « va-t-en, je ne t’aime plus », où est le respect ? L’autre s’accroche, s’agrippe, ferait n’importe quoi pour que vous restiez, il s’humilie, se rabaisse, pleure comme un bébé qu’il est : son enfant intérieur est terrifié, il ne peut plus fonctionner.

 

Vous avez le droit de réaliser que quelque chose ne va pas dans votre couple : parlez-en. Vous pouvez donner plusieurs avertissements et si l’autre ne les entend pas, au moins, le jour de votre départ, il n’a pas le droit d’être surpris : vous l’aurez assez prévenu. Mais quand vous avez encore des relations sexuelles, parfois même la veille ( !) et que vous dites à l’autre que c’est fini le lendemain, comment voulez-vous qu’il le prenne ? Jim et moi avions eu une relation sexuelle la veille du jour où il m’a annoncé « j’ai tiré un trait sur nous, je ne t’aime plus ». Je savais que quelque chose n’allait pas entre nous, moi-même n’étant plus du tout bien dans cette relation, mais de là à me faire asséner un tel coup, la sentence qui tombe comme un couperet parce que l’autre a décidé, sans vous ! Communiquez dès que quelque chose accroche, s’il doit y avoir détachement, que cela se fasse en même temps et non assommer l’autre et vous enfuir. Vous n’êtes pas responsable de l’autre, je suis la première à le dire mais que faites-vous du respect ? Vous vous êtes protégé vous dans l’affaire, mais vous tuez l’autre.  Et faites bien attention que ce ne soit pas l’autre qui, dans un accès de souffrance, vous tue.

 

Vous le regardez, complètement détaché, n’éprouvant plus rien pour l’autre, alors qu’il se roule à vos pieds, vous supplie, vous demande ce qu’il pourrait faire pour vous plaire. Vous lui répondez froidement : « Va-t-en ». Vous avez le droit de ne plus être attaché à quelqu’un, mais au lieu de préparer votre évasion et votre confort, dites-lui la vérité dès que vous ressentez de l’inconfort : ainsi, vous pourrez peut-être réparer ce qui clochait dans votre couple, parlez-en, parlez-vous, pour repartir sur de meilleures bases ou préparer la séparation doucement, constatant tous les deux que ça ne marche pas. Quoi que vous fassiez, faites-le dans le respect de l’autre. Moi, je les trouve extraordinaires ceux qui ont survécu ce style de rupture, qui n’ont rien vu venir, qui se sont retrouvés seul du jour au lendemain, le cœur fendu en deux, la trahison, le rejet et l’abandon tenaillant les tripes et qui se sont relevés : mais faites bien attention de travailler sur vous,développez confiance et estime, fabriquez votre “détecteur de névrosés” parce que sinon, la prochaine personne que vous rencontrez sera pire que celle qui vient de vous laisser !

 

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