Dépendance affective

« Tu aimeras ton père et ta mère ». C’est écrit dans la Bible et c’est ce que vos parents vous inculquent. Ils sont les anges sensés veiller sur vous, pourtant souvent, ils ont tout de l’ange… déchu : leurs ailes frappent et leurs paroles tuent. Mais comment aimer des parents qui ne sont pas aimables ? La pression sociale vous oblige à vénérer ceux qui vous ont engendrés, parce qu’ils vous ont donné la vie, cependant pourquoi les laisser vous torturer, voire vous détruire ? Juste parce qu’ils vous ont donné la vie ?! Combien d’entre vous sont « le fruit de l’amour » ? Et combien le «fruit de la névrose » ? On se marie, on a des enfants, sans même le faire exprès, parce que c’est comme ça la vie. Ils enfantent leurs bâtons de vieillesse : mais ils s’acharnent à les briser, depuis l’enfance, continuent à l’adolescence et parfois jusqu’à leur dernier souffle.

Vos parents ont saboté votre confiance en vous et l’estime qu’ils auraient dû vous aider à construire, ils les ont écrasées, broyées, si menu que vous finissez par penser que vous ne les retrouverez jamais. Ils ont des devoirs envers leurs enfants et vous avez des droits. Ils ont pour mission de vous choyer, de vous chérir, de vous lancer dans la vie avec le maximum de capacités, d’habiletés et de sagesse. Puis, une fois le nid quitté, ils sont toujours là pour vous guider, vous réconforter. Combien d’entre vous ont eu de tels parents ? Pensez-vous que c’est une image utopique de leur rôle ? Pourquoi finissent-ils par vous en vouloir d’être né ? Pourquoi vous font-ils porter leurs souffrances et leurs regrets ? Où sont l’amour et l’affection, la reconnaissance et la protection qu’ils vous devaient ?

La Bible dit également que si l’on te frappe sur une joue, tends l’autre. vos joues, vous les avez si souvent tendues à vos parents qu’elles en sont boursoufflées. En ce qui me concerne, je n’ai plus rien à tendre, ni à attendre. Ou plutôt si : j’ai tendu le bras pour montrer à ma mère où était la sortie. Je l’ai virée de la vie, licenciée, détrônée ! Parce que vient le moment où vous devez choisir : c’est eux ou vous. J’ai passé 45 années de ma vie à vouloir lui démontrer que j’étais quelqu’un de bien : Desperado de ma propre mère, magnifique Trou noir affectif. Contrairement à ce que j’avais cru et écrit dans mon livre « Le syndrome de Tarzan » (Béliveau éditeur), je n’ai rien réparé entre elle et moi. Et pourtant, je me suis acharnée. Mais pour réparer, il faut être deux, comme pour tirer sur une corde ou pour entretenir une relation Desperado/Trou noir affectif. J’ai lâché mon bout et je me suis libérée de la dernière souffrance que j’entretenais. J’ai renoncé à ce qu’elle est INCAPABLE de m’octroyer. Incapable de donner ce qu’elle n’a pas reçu. Incapable d’ouvrir les yeux, par peur de tomber dans la culpabilité. Incapable d’admettre qu’elle a oublié la reconnaissance, l’affection et la protection, au bénéfice d’un toit sur la tête, des vêtements sur le dos et de la nourriture dans l’assiette. Et si elle n’a pas divorcé de mon père, c’est à cause de moi, elle a gâché sa vie à cause de moi, elle a souffert à l’accouchement à cause de moi, elle a les seins qui tombent à cause de moi, elle a dépensé beaucoup d’argent à cause de moi, elle hait ses propres parents, à cause de moi aussi !

Pourquoi résiste-t-elle ? Parce qu’elle croit qu’elle est obligée de m’aimer, ce que j’ai cru longtemps de mon côté. J’ai découvert qu’elle a le droit de ne pas aimer sa fille et que j’ai le droit de ne pas aimer ma mère. Comment je sais que nous ne nous aimons pas ? Quand j’étais en face d’elle, je ne ressentais rien, aucun sentiment, aucune chaleur, que de l’anxiété : j’étais face à un bloc de glace. Pourquoi est-elle incapable de reconnaître qu’il y a eu des failles dans son comportement, failles qui m’ont propulsée directement dans les lianes de la dépendance affective ? Parce qu’elle en mourrait ! Parce que c’est son propre équilibre qui est en jeu : sa structure profonde. Elle veut rester persuadée qu’elle a été une bonne mère sinon elle bascule dans la culpabilité et de la culpabilité à la maladie, il n’y a qu’un pas. Elle préfère mourir que se repentir car si elle se repend, elle meurt. Pourriez-vous vivre avec vous-même si vous vous rendiez compte que vous avez construit le malheur de vos enfants ? Pourriez-vous dormir, manger, vous regarder dans la glace, vivre avec le monstre que vous êtes ? Pour s’en sortir, la seule issue est d’être convaincue que c’est moi qui ais un problème parce qu’en ce qui la concerne, elle a été parfaite. Entre elle et moi, elle s’est choisie, refusant de reconnaître les souffrances qu’elle m’a infligées. Entre elle et moi, je me suis choisie : c’est elle que j’ai éliminé de ma vie. Le plus beau cadeau qu’elle m’ait fait, c’est de m’obliger à être ma propre mère : m’aimer, me reconnaître et me respecter. Aujourd’hui, je n’ai plus besoin d’elle et je l’en remercie, car je suis capable de la remplacer et de veiller sur moi, mieux que personne. J’ai accouché de moi-même, enfin ! Après 45 ans de gestation.

Quand vos parents sont défaillants, vous avez deux choix : soit leur laisser le pouvoir de vous détruire, soit leur pardonner et vous mettre hors de portée, afin de développer l’estime et la confiance qu’ils vous ont volées. Encore là, quand je parle de pardonner, je veux dire « pardonner ce qui est pardonnable ». Certains actes ne le sont pas. La torture physique et morale et les abus sexuels sont-ils excusables ? Comprendre pourquoi vos parents agissent contre vous est une explication, pas une excuse. Chacun trouvera son équilibre. En ce qui me concerne, j’ai compris les agissements de ma mère et pardonné depuis longtemps. J’ai pour elle de la compassion et le respect dû à tout être humain. Rien de plus. Rien de moins. Si vous ne pouvez pardonner, c’est que vous avez encore besoin d’un bouclier pour vous protéger des assauts de ceux qui vous ont écrasé. Conservez-le aussi longtemps que nécessaire. Le pardon n’est pas une obligation.

Certes, vos parents n’ont pas reçu ce dont ils ont été incapables de vous nourrir. Malheureux eux-mêmes dans leur enfance, ils restent empêtrés dans leurs propres quêtes de réparation. Quêtes insatisfaites et également destructrices, surtout s’ils continuent à fréquenter, comme vous, ceux qui les ont démolis. Avez-vous à porter leurs souffrances et leurs frustrations ? Non. Vous risquez de faire porter les vôtres à vos propres enfants. A courir après ce que vous n’avez pas reçu, vous oubliez de nourrir d’affection et de reconnaissance vos propres rejetons. Ma mère et son père étaient en guerre et j’étais au milieu, enjeu involontaire, essayant de recoller les morceaux. Par amour pour moi, mon grand-père qui, à plusieurs reprises, avait décidé de couper avec ma mère, est revenu sur sa décision parce que je le lui demandais. C’est vous dire tout l’amour qu’il me portait et que je mesure aujourd’hui, car moi-même, cette femme, je ne peux plus la supporter. J’ai finalement obligé un homme à endurer sa fille alors que j’aurais dû le laisser couper les ponts. Peut-être serait-il encore vivant aujourd’hui.

Ma fille n’est pas l’otage d’une guerre entre sa grand-mère et moi : Cassandre gère ses propres relations avec elle. En dehors de moi. J’ai coupé les ponts et je respecte le conseil que je vous donne vis-à-vis d’un Trou noir affectif : le silence. Si vos parents sont toxiques, parce qu’ils sont mal programmés, eux-mêmes submergés par leurs névroses, éloignez-vous. Il est également écrit dans la Bible « Tu quitteras tes parents ». En quels termes vous les quitterez, c’est à vous de choisir. Mais ne laissez plus personne, sous aucun prétexte, vous dominer. Vous libérer d’eux, c’est vous libérer du besoin de reconnaissance, vous libérer de toutes dépendances.

Et vous, êtes-vous ange ou démon ?

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Article publié par:
mini
Pascale Piquet
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