Dépendance affective

DÉCÈS, RUPTURE, PERTE - COMMENT SURMONTER LE DEUIL ?

 

Notre chat, Silex, que mes clients connaissaient bien, vient de mourir et cet événement me pousse à des réflexions sur le deuil. J’aime observer les comportements humains et particulièrement les miens et je réalise que ce qui fait souffrir dans la perte de quelqu’un, d’un animal ou de quelque chose, c’est simplement l’importance qu’on lui accorde et la place qu’il tenait dans notre vie. Et plus vous sentez un vide à l’intérieur, plus vous accorderez d’importance à ce qui le remplit.

 
Entendons-nous bien : le décès d’une personne ou d’un animal auxquels vous teniez sera accompagné de peine et d’un deuil à faire. Ce deuil prendra le temps qu’il vous faudra pour accepter sa mort. Voilà le plus difficile : accepter. Idem à l’occasion d’une rupture :  il faut faire le deuil d’une relation, d’une vie de couple, d’espoirs que vous fondiez sur l’autre personne, du passé, parfois même de quelque chose qui n’existait pas, mais que vous faisiez vivre. Qui vous faisait vivre. Et au lieu de regarder la réalité en face, décès ou rupture, vous continuez à vivre dans les souvenirs qui ravivent votre souffrance, l’entretenant volontairement ou involontairement, ressassant parfois les 10 % de bonheur, versus les 90 % de souffrances que vous viviez ! Et quand la culpabilité s’emmêle, vous avez l’impression que plus vous souffrez, plus vous rendez hommage à la personne décédée. Et plus vous souffrez, plus vous démontrez (enfin, vous croyez démontrer !) combien vous teniez à celui ou celle qui vous a quitté. Comme si la douleur était un hommage à la personne disparue ou partie. Que dire quand cette douleur est un chantage pour montrer à l’autre dans quels tourments il vous a laissé et le culpabiliser ? Plus grande est votre douleur, plus méchant est celui ou celle qui vous l’inflige : il vous a juste quitté parce que son bonheur (ou sa névrose !) est ailleurs. A vous de pleurnicher le restant de vos jours ou de regarder devant vous et reconstruire votre vie. Pour s’aimer, il faut être deux et l’autre a démissionné ou est décédé…

 
En très peu de temps (entre environ 35 et 38 ans), j’ai perdu mon grand-père, puis mon père et ma grand-mère : ils étaient les piliers de mon enfance. Mais s’ils sont partis rapidement et trop tôt à mon goût, ils ne sont pas partis brutalement (maladies) : j’ai eu le temps de leur dire que je les aime (et par delà la mort, je continue à les aimer), avant leur départ. Quand une personne meut dans un accident ou un problème de santé qui la fauche sans prévenir, la douleur est encore plus vive : vous n’avez pas eu le temps de vous y préparer et vous ressentez le poids de ne pas avoir eu le temps de lui dire tout ce que vous aviez à lui dire. J’ai un conseil vous donner : chaque jour, dites à ceux que vous aimez tout ce que vous souhaitez qu’ils entendent. Mais ne tombez pas dans le piège qui est d’avoir des conflits avec quelqu’un, mais de ne jamais vous disputer avec la personne, parce que vous avez peur qu’elle meurt dans la journée. Si vous avez un conflit, il faut vous en libérer. Je me souviens du témoignage d’une femme que son père traitait comme une moins que rien, ne perdant pas un prétexte ni une occasion de l’insulter et de l’humilier : elle refusait de réagir, ne répondait rien, ne le contrecarrait jamais terrifiée à l’idée que s’il mourait après un affrontement, elle ne se le pardonnerait jamais. Et plus elle se laissait humilier, plus il la méprisait et l’humiliait. Souvenez-vous que l’être humain est ainsi fait : il méprise ceux qu’il domine.

 
Si vous accordez une valeur sentimentale à un objet, vous souffrirez le jour où vous le perdrez : il représente des souvenirs auxquels vous tenez. Mais les souvenirs sont dans votre tête et personne ne pourra jamais vous les voler. C’est amusant également de considérer que l’être humain a besoin de faire un deuil, dès qu’il perd quelque chose : même quand ce « quelque chose » le faisait souffrir. Quand une personne qui vous maltraite vous quitte, vous faites un deuil. Elle vous maltraitait ! Quand vous quittez une maison, parce que vous en avez acheté une plus grande et plus belle, vous faites un deuil ! Un objet, une maison vont cristalliser des souvenirs qui sont pourtant, encore une fois, dans notre tête. Là encore, le deuil sera aussi long que l’acceptation des faits et de la réalité. Vous allez même vous attacher à une voiture et le jour où elle part à la casse ou encore le jour où vous la vendez, vous aurez un pincement au cœur. C’est encore par rapport à tous les souvenirs que vous avez : c’est vous qui « tricotez » des liens vous rattachant à un objet, lui prêtant pratiquement un côté humain !

 
Et la perte d’un animal de compagnie est souvent moins bien acceptée que la perte d’un parent : ce n’est pas parce vous n’avez pas de cœur et que vous accordez plus d’importance à un animal qu’à un être vivant. C’est parce que si le parent en question ne fait pas partie de votre quotidien, comme votre chat ou votre chien ou tout autre animal domestique, qui vit avec vous, vous aurez de la peine, mais moins souvent : peu de choses vous le rappellent. Quand vous quittez vos parents pour habiter dans votre propre logement, c’est la suite logique des choses. Puis vos parents vieillissent et ils meurent : si vous habitez loin de votre famille, vous aurez de la peine, mais moins que si vous habitez avec eux ou à proximité. Ce que je souhaite vous faire réaliser, c’est que l’habitude est un frein au deuil. Si votre mère vous appelait de temps en temps ou si vous ne voyiez vos parents qu’aux fêtes, quand ils disparaîtront, c’est aux fêtes qu’ils vous manqueront le plus : l’habitude. La perte d’un enfant ou d’un conjoint est terrible : premièrement parce que les enfants ne sont pas sensés mourir avant nous, mais également parce que chaque jour, vous vivez avec enfant ou conjoint. Chaque jour vous les verrez sortir d’une pièce, vous attendrez leur retour, vous verrez leurs affaires dans la maison et chaque seconde vous rappellera leur perte. Voilà pourquoi après un deuil ou une rupture, certains préfèrent déménager pour ne plus avoir des images de la personne qui est partie dans chaque pièce. Changer les habitudes aide beaucoup et souvent, dans une rupture, celui qui garde le logement pense avoir gagné quelque chose, mais en fait, il reste dans les souvenirs… L’autre repart à neuf.

 
Quand les membres de ma famille ont disparu, je ne vivais plus avec eux, habitant Paris et eux dans le sud-ouest de la France. Leur départ m’a fait de la peine, mais je me suis appuyée sur un élément très important pour moi : tous les trois avant de l’humour et je voulais leur rendre hommage dans ce sens. Alors quand une crise de larmes me prenait, je me rappelais qu’ils étaient peut-être assis à côté de moi, me regardant pleurer et étant désolés de mon état, alors je me reprenais. Et aujourd’hui, ma croyance qu’ils sont avec moi, qu’ils voient ma nouvelle vie de bonheur, eux qui ne m’ont connue, de leur vivant, qu’archi névrosée ( !) me propulse chaque jour vers le meilleur pour moi. C’est ma façon de leur rendre hommage : être plus forte chaque jour, parce que je suis le résultat de ce qu’ils m’ont inculqué. Souvent, vous avez l’impression qu’être heureux, c’est trahir la personne décédée : et si c’était plutôt lui rendre hommage ? Et quand Silex, notre chat, est parti lui aussi, alors que nous savions que ses jours étaient comptés, sanstrop savoir si c’était en année, en mois ou en journées, l’habitude, cette foutue habitude, m’a rendu les choses un petit peu plus difficiles. Nous avons eu de la peine à l’annonce de sa mort, mais nous étions à Montréal et lui à St-Jean-de-Matha, aux bons soins de nos amis et voisins : quand nous y sommes retournées, le deuil a vraiment commencé. L’habitude de le voir sur les canapés ou sur son fauteuil, celle de lui ouvrir la baie vitrée quand il voulait rentrer, lui donner sa pâtée ou encore le caresser quand il nous sautait  sur le ventre doit être déprogrammée. Une fois la peine passée, au lieu de pleurer sa mort, nous avons remercié le ciel de nous l’avoir envoyé (nous l’avions recueilli) : il a été très heureux avec  nous et nous avec lui, jusqu’à la fin de ses jours.

 
Comprenez bien que ça n’a rien à voir avec le fait qu’il s’agisse d’un humain ou d’un animal qui change la donne : je priorise les humains par rapport aux animaux et traite les animaux en animaux et non en humain. Mais quand vos parents sont loin et qu’ils ne font pas partie de votre quotidien, c’est plus facile de faire votre deuil que lorsque la personne ou l’animal vit avec vous. J’attire votre attention sur deux points : le deuil durera le temps que vous mettrez à accepter la situation et l’habitude retardera ce deuil. Comment se relever d’un deuil ? En acceptant la situation et en vivant dans le présent : il/elle est décédée ou encore il/elle est parti(e). Regardez devant vous et accrochez-vous au présent et au futur pour neutraliser le passé. La souffrance ne le fera pas revenir et être heureux, à nouveau, ne sera pas une trahison, mais une libération, si vous pensez qu’il vous voit. Et si vous allez dans le passé, dans le cadre d’un deuil, allez y puiser des souvenirs heureux, souriez en hommage à la personne disparue, car si elle vous regarde, de là où elle est, c’est bien la dernière chose qu’elle souhaite, vous voir malheureux. Sachez que c’est toujours un choc, que vous absorberez de façon différente. Si vous êtes combatif, vous vous accrochez et vous vous souvenez que les personnes disparues veulent être fières de nous et non provoquer notre déchéance par leur départ.

 
Et puis, qui a dit que la mort est une punition ou une fin ? Je n’y crois pas, car on entend cette phrase « les meilleurs s’en vont toujours les premiers ». Ce qui ne signifie pas que si vous vivez vieux, vous faites partie des pires ! C’est juste parce que vous prenez soin de votre santé, physique et mentale. D’après moi, la mort n’est pas une punition, mais un passage. Et j’attirerai votre attention sur un dernier point : un décès est plus facile à vivre qu’une rupture, pour un dépendant affectif. Quand l’autre décède, il n’y a plus d’espoir possible. Mais quand il vous quitte et provoque une souffrance épouvantable, comme un poison qu’il a diffusé dans votre sang et dont lui seul a l’antidote (revenir !) et qu’il a deux jambes pour marcher vers vous, deux bras pour vous enlacer, deux yeux pour vous regarder et une bouche pour vous embrasser et ne le fait pas, c’est pire que tout pour vous ! Que dis-je, il y a pire que ça : il fait tout cela avec quelqu’un d’autre ! Ou ai-je la tête, il y a encore pire : il est parti avec votre mère, votre sœur ou votre meilleure amie !

 
Que ce soit un décès ou une rupture, vous aurez toujours deux choix :
1)      pleurer le restant de vos jours en restant accroché à une personne décédée ou partie
2)      faire votre deuil le plus vite possible en comprenant qu’il faut accepter la situation et changer les habitudes pour en sortir

 

Un deuil se fait par étape, comme des paliers à remonter, et ne pas se remettre d’un décès a des relents de dépendance affective : que la personne soit décédée ou partie, le contrat moral vis-à-vis de vous-même, c’est de revenir à la vie. Votre souffrance ne ramènera ni l’un ni l’autre, mais vous détruira à petit feu. Souvenez-vous aussi que le temps fait son œuvre, mais il faut l’aider. Plus vous l’aiderez, plus vite vous reprendrez le dessus et ce sera un hommage aux personnes disparues, un hymne à la vie et un pied de nez à celui ou celle qui vous a quitté !

 

 

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