Culture et société

On lit souvent sur les forums de discutions beaucoup de sujets concernant la baisse de la libido dans un couple. Avec une expérience de huit ans, je pense utile de donner ici un suivi des stratégies que j’ai déployées pour faire revivre la sexualité au sein de mon couple. Désolé d’être un peu long, mais je crois nécessaire de fournir quelques précisions.

Premièrement, un exposé de ma situation. J’ai aujourd’hui 36 ans, mon épouse a un an de moins que moi. Nous ne gagnons confortablement notre vie, Notre famille ne connaît aucun problème grave. Mon épouse et moi-même entretenons des rapports chaleureux avec nos belles-familles respectives. Elle et moi sommes intellectuellement et sentimentalement très proches car nous inclinons vers les mêmes centres d’intérêts, nous avons le même niveau de formation, nous ressentons de fortes affinités électives en matière politique et religieuse et nous partageons un même sens de l’humour qui génère entre nous une solide connivence. Nous avons désormais deux filles pour lesquelles nous partageons les mêmes principes d’éducation. Voilà pour notre couple, et cela n’a guère varié depuis notre rencontre voici douze ans.


Le bonheur, alors ? Je suis bien conscient du caractère, disons, scandaleux de ce que je m’apprête à écrire, étant donné ma situation objective. Bien des hommes m’envieraient, sans doute

Depuis des années, la vie sexuelle de notre couple ne me satisfait ni en qualité ni en quantité. A l’été 2008, je me suis trouvé face à une occasion très sérieuse de tromper mon épouse avec une femme hors du commun .J’y ai résisté par un effort de volonté énorme, dynamisé par une crainte violente de mes propres désirs. J’ai rompu tout contact avec cette femme et ainsi j’ai perdu ma confidente, une des rares personnes (hormis mon épouse) à qui je pouvais m’ouvrir en toute franchise. Après coup, je me suis rendu compte dans quelle misère affective je me débattais depuis des années. Les premiers moments de culpabilité passés, j’ai cherché de l’aide et d’autres témoignages.

Pour information, loin de me murer dans le silence que les femmes reprochent d’ordinaire aux hommes, j’ai souvent parlé de ce problème à mon épouse. Je ne pense pas avoir de “gros besoins” sexuels, et je ne pense d’ailleurs même pas que le sexe constitue un “besoin” stricto sensu : un rapport par semaine me suffirait, même si j’en aimerais plus, vu mon âge et mon tonus. Mon épouse et moi-même avons tout de même une sexualité, mais de “(très) basse intensité”, avec des rapports rares (un par mois, les bons mois, depuis presque huit ans), et très ritualisés, donc sans fantaisie ni dimension ludique. Soit dit en passant, ce n’est même pas le rapport sexuel en lui-même qui me manque, c’est l’érotisme en général. Mon épouse ne fait jamais le premier pas. Par exemple, elle ne se jette plus jamais à mon cou pour m’embrasser avec fougue, comme elle le faisait au début de notre relation. Elle ne tâche ni de se pomponner ni de me surprendre. Jamais elle ne se donne la peine de fêter ma présence. Elle revêt des sous-vêtements confortables et absolument anti sexy, et voilà beau temps qu’elle s’épile pour la piscine mais pas pour moi. Jamais elle ne tolère mes avances en-dehors des “moments convenables”, c’est-à-dire au lit. Bien mal m’en a pris, par exemple, d’essayer de la caresser quand elle sort de la douche, ou que nous nous retrouvons dans la cuisine, ou même le matin quand nous avons un peu de temps avant de partir travailler. Rabroué cent fois dans chacune de ces circonstances, j’ai retenu la leçon : vouloir “pimenter” la vie sexuelle s’avère une stratégie inefficace au mieux, risquée au pire. Dans le même sens, je me suis efforcé, selon les demandes que mon épouse formulait, de lui faire des câlins, des massages, etc., bref, de réveiller sa sensualité sans forcément chercher à tout prix à transformer le tout en préliminaires explicites. Résultat identique : non seulement rien de tout cela n’a pas booster sa libido, mais j’ai même l’impression que ça l’a encore affaiblie.

La situation m’est devenue insupportable. Elle m’a obsédé l’esprit pendant des mois, au cours desquels la moindre peccadille m’érotisait (une main frôlée dans les transports en commun, un sourire échangé avec une inconnue, et jusqu’aux mannequins en plastique dans les vitrines…). Lutter chaque jour, de toute mon âme, contre ces inclinations, m’a paru nécessaire parce que j’aimais ma femme, que je compte la fidélité au nombre des valeurs importantes, et que je me sentais coupable. Psychologiquement, cette lutte a viré à la haine de moi-même, de mes élans et de mes désirs. Pour tenir, j’ai usé de tous les artifices que je pouvais imaginer. J’ai quêté conseil auprès de mon médecin, chez un psychologue, et auprès de mes parents et amis (au passage, il n’est pas facile du tout de parler de ce genre de problèmes, et il m’a fallu beaucoup de courage et d’humilité pour les évoquer devant mes proches). Je me suis investi plus encore dans le sport. Je me suis abruti de travail. J’ai même cherché un secours dans la religion, parce qu’à force de scruter les visages dans la rue, au travail, entre amis, à me demander si les autres ont une vie sexuelle plus attrayante que la mienne, j’ai pris conscience que je commettais le péché capital d’envie, et je me suis avisé que je devenais agressif et méchant. Tous ces subterfuges s’avérèrent vains.

Je veux absolument souligner ce point : la baisse de libido est extrêmement grave parce qu’elle fragilise le couple à un degré redoutable. Dans ces circonstances, le moindre facteur supplémentaire de stress ou de souci (professionnel dans mon cas, mais c’aurait pu être le décès d’un proche, une maladie, un problème financier, etc.) risque de faire exploser le couple.

De tout cela aussi j’ai parlé à mon épouse, avant, pendant et après, sans le moindre effet autre que ses réactions habituelles, qui se résument à trois arguments : “je t’aime mais je ne sais pas ce qui m’arrive” ; “il faut que tu te montres patient” et “je vais faire des efforts”. Certes, elle en fait, deux semaines, puis retombe dans la léthargie que je déplore depuis maintenant presque huit ans. Si je le lui fais remarquer, elle se mure dans le silence.

Depuis quatre mois, maintenant, je déploie des trésors de prévenances, d’attentions, de petits cadeaux de rien du tout mais qui me semblent chargés de sens, je ne brusque rien, je m’oblige à des actes qui m’indiffèrent profondément mais que je sais plaire à mon épouse en m’efforçant de jamais bailler d’ennui, je recommence un certain nombre d’activités que nous partagions au début de notre relation. Plût à Dieu qu’elle en fît autant ! En fait, je ne suis même pas sûr qu’elle s’aperçoive que j’essaie de la séduire à nouveau. Je ne suis pas sûr qu’elle s’aperçoive de quoi que ce soit nous concernant. Résultat nul du point de vue érotique


La vérité est bien plus simple. La dissipation lente du désir sexuel est l’indice réel et sérieux du désamour progressif. La relation sexuelle ou du moins l’élan érotique est la seule manifestation sérieuse du désir, qui seul distingue l’amour de l’amitié. Ce n’est pas encore de l’amour. C’est de l’affection, de la tendresse, de la confiance, de l’intérêt, tout ce qu’on voudra, mais pas de l’amour. Même s’il ne s’y résume pas, l’amour inclut l’enthousiasme à fusionner charnellement avec l’autre, et c’est cela qui le distingue de l’amitié. En ce sens, ma femme ne m’aime plus. Depuis des années.


La vérité, c’est que les mots ne comptent pas et que toutes ces histoires de “communication” au sein du couple, c’est vraiment un tissu de sornettes pour vendre des magazines de psycho à deux balles. Seuls les actes prouvent quelque chose. Je suis conscient de la dureté de cette doctrine. la femme peut et doit fournir, sinon les mêmes efforts que l’homme, du moins la même quantité d’efforts effectifs, sans quoi l’égalité brisée se transforme en amertume et en sentiment d’injustice.

La vérité, c’est qu’un sexologue, un psychologue ou je ne sais quel conseil ne peuvent, face à la situation que je décris, qu’enfoncer des portes ouvertes ou culpabiliser l’un ou l’autre des conjoints, parce qu’en fin de compte, quand l’amour s’est éteint depuis tant d’années, il n’existe pas de remède.

La vérité, c’est que les explications et les arguments que nous trouvons sur ce forum sous la plume de femmes anaphrodisiaques sont des mensonges et des attrape-nigauds. Quand on se renseigne sur l’anaphrodisie, on apprend qu’elle peut survenir à la suite d’une maladie, d’un accident de la vie, d’un stress, d’un manque de confiance en soi, etc. Ce genre d’explications (que ma femme m’a servies à foison) confond l’élément déclencheur et la cause profonde, laquelle est, toujours, le désamour pour le partenaire.

La vérité, c’est qu’un homme serviable peut se démener comme un beau diable pour sauver son couple, il s’épuisera à la tâche sans obtenir le moindre résultat, parce qu’un couple, ça se sauve à deux.

La vérité, c’est que j’ai maintenant le choix entre deux options beaucoup plus radicales encore que celles d’avril : ou bien rester par devoir pour mes filles, ou bien divorcer. Cette question équivaut à cette autre : sous prétexte que je m’entends très bien intellectuellement avec ma femme, suis-je prêt à accepter la misère matérielle qu’elle me fait subir ? Je me donne jusqu’à janvier pour choisir : cela fera alors huit ans d’une libido frustrante mais j’aurai le sentiment d’avoir vraiment tout tenté pour sauver mon couple. Si je décide de la quitter, il ne faudra quand même pas qu’elle se trompe : ça sera de sa faute. Et il va sans dire que je me battrai bec et ongles pour obtenir la garde de mes filles pour la bonne raison qu’une femme si manifestement incapable de s’assumer elle-même sera, à plus forte raison, incapable d’assumer la garde de deux enfants.

La vérité, c’est que j’ai quatre conseils à donner aux hommes qui s’étonneraient de voir diminuer l’appétit sexuel de leur partenaire. (1) Ne vous trompez pas sur la cause profonde : il s’agit toujours de désamour envers vous. (2) Si votre partenaire prétend vous aimer encore, suspectez qu’elle n’entend pas la même chose que vous derrière ce verbe - ou alors, qu’elle vous ment. (3) N’imaginez pas que le problème est par nature passager et qu’il suffit d’attendre pour le résoudre. (4) Sauf problème médical identifié (pilule trop fortement dosée, par exemple), ne vous acharnez pas plus d’un an à tâcher d’améliorer la situation : si au bout d’un an vos efforts font encore chou blanc, c’est que l’amour est mort.

(Il va sans dire que les mêmes conseils valent pour les femmes dont le compagnon se désintéresserait du sexe.)

La conclusion paraîtra sans doute un peu désespérante. J’ai recouru à toutes les stratégies que je pouvais imaginer et toutes ont échoué. Je me suis montré plus patient que ne l’auraient été bien des êtres humains, pour un résultat nul. J’ai été fidèle sans aucune contrepartie. Aujourd’hui, je sais que si j’avais compris les quatre conseils ci-dessus dès le début, je me serais épargné six années (un sixième de ma vie, quand même !) d’une longue dégringolade, de la frustration vers le chagrin, la tristesse, le désespoir, la désolation, la méchanceté, et en fin de compte le malheur.

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