Dépendance affective

AVOIR UN ENFANT SEUL(E)

 

Le tic tac de l’horloge biologique pourchasse certaines femmes, habitées par le désir d’enfanter, mais n’ayant pas trouvé le père dont elles ont toujours rêvé : que faire quand la date de « péremption » approche à grands pas ?! Avoir un enfant seul(e) est parfois une décision mûrement réfléchie (ou pas !), mais (trop ?) souvent une situation que vous n’avez pas voulue : nous vivons de plus en plus dans une société monoparentale. Hommes comme femmes, le/la partenaire peut se sauver devant les responsabilités qu’il/elle vous laissera sur les bras. Vous voilà monoparental(e), sans l’avoir décidé, confronté(e) à une réalité quotidienne, qui va durer une bonne vingtaine d’années ! C’est toute une aventure pour des pères qui ne sont pas des mères et n’ont pas été formés à assumer, seuls, toutes les tâches ménagères et autres, reliées au rôle de « reine du foyer ». Ces personnes monoparentales se retrouvent à assumer le rôle de père et mère, avec plus ou moins de facilités, d’aide, d’encadrement et de succès.

 

Au moins, la femme qui décide d’avoir un bébé sans père a déjà prévu tout l’environnement qui accueillera le nouveau-né. Souhaitons juste que vous ayez bien réfléchi : c’est toute une responsabilité que vous allez assumer seule. Tant au niveau financier qu’au niveau du temps à accorder à votre charmant bambin : il va falloir faire des heures supplémentaires, voire même temps double, car pas question de dire à votre enfant « va demander à ton père », quand il est dans vos jambes, pendant que vous préparez le dîner. H24 sur vos bretelles pendant le week-end complet et chaque soir où vous rentrerez crevée. Votre enfant, lui, tout content de voir sa maman, sera en pleine forme pour vous parler, vous raconter sa journée, avoir des câlins et bien d’autres attentions. Sans compter les nuits blanches que vous vous « farcirez », sans personne pour vous relayer. Et puis, pensez aux décisions qu’il faudra prendre, sans personne non plus pour en discuter. Ne serait-ce que décider s’il faut aller à l’hôpital, en plein milieu de la nuit, quand votre petit(e) a mal au ventre, prendre toutes sortes de décisions au niveau de sa santé, de sa scolarité, aller le/la chercher à la sortie de l’école, sans retard qui risque d’être pénalisé financièrement : bref, il va falloir « rusher » et galoper toute la journée, cinq jours sur sept et le week-end, pas de repos possible, car les bambins, il faut les amuser, les sortir, leur trouver des activités !

 

Comment faire un enfant seul(e) ? Bien sûr, c’est facile pour une femme, rarement réalisable pour un homme : il a besoin de la complicité d’une mère. Demander poliment à une dame de vous faire un enfant et de vous le laisser n’est pas un scénario simple à envisager. J’ai connu un homme, en France, qui a réglé la question de cette façon : ils ont décidé, elle et lui, d’avoir un enfant, sachant qu’ils ne s’aimaient pas (en fait, je crois bien qu’elle, elle l’aimait, oups !) et qu’ils ne vivraient jamais ensemble : lui avait été très clair sur le sujet et elle a accepté. Aujourd’hui, la petite fille a une dizaine d’années et vit en garde partagée entre père et mère. Cette solution n’est-elle pas plus sensée, que faire un enfant pour « rabibocher » un couple en déperdition ou en faire un dans le dos du conjoint, pour le rattraper alors qu’il s’en allait sur la pointe des pieds ? Aucune loi n’oblige, Dieu merci ( !), les pères et mères à vivre ensemble : quand ils se disputent ou essaient de s’entretuer, c’est une bonne chose qu’ils vivent séparés ! Certes, la cellule familiale idéale est effectivement constituée du couple et des enfants, mais dans ce monde de névroses où chacun éprouve des difficultés à trouver sa chacune ou simplement rester avec, comment faire pour s’y retrouver ? Un enfant ne refermera pas la brèche qui sera de plus en plus béante entre un homme et une femme : il va accélérer le processus. Même si le père est un homme d’honneur, vous n’aurez que son fantôme à la maison, surtout s’il pense à une autre, dont vous l’aurez séparé en lui faisant un enfant dans le dos.

 

N’allez pas croire que la légende qui veut que les gens restent ensemble à cause des gosses soit vraie : ils restent ensemble à cause de la névrose, la peur de finir seul, la peur de ne rencontrer personne d’autre ou pour les biens matériels. Et si c’est le cas, si vous restez vraiment pour vos enfants, quelle piètre image leur donnez-vous du couple ! Des parents distants, qui s’égratignent dès qu’ils se parlent. Quel bel exemple de bonheur à deux ! Quelles que soient les raisons pour lesquelles vous aurez eu un ou plusieurs enfants, quand le couple est mort, la séparation est la suite logique : vous voilà monoparental(e). Certains, hommes ou femmes, vont disparaître, rendant leur tablier de parent pour reprendre leur liberté. Et vous vous retrouvez seul(e), essayant d’expliquer à vos petits pourquoi papa est parti, pourquoi maman a déserté. Je me suis retrouvée monoparentale le matin de ma nuit de noces ! Eh oui, c’est à ce moment-là que ma fille fut conçue, mais je n’ai jamais imaginé que son père s’enfuirait dès que je lui agiterais le petit test de grossesse  sous le nez ! Lui qui voulait un enfant depuis plusieurs mois… Ça n’a pas été ma volonté que me retrouver seule à élever ma fille. Vraiment seule, car lui s’en désintéressait, vivant pourtant sous le même toit, le temps que le divorce soit prononcé.

 

Pour celles qui ont été abandonnées pendant la grossesse, laissez-moi vous dire la chance que vous avez eue ! Moi, j’ai été importunée pendant toute ma « gestation » par l’ex de mon mari, sa maîtresse et lui-même ! J’aurais tout donné pour qu’il disparaisse de ma vie, entraînant son fan-club avec lui. Si le père s’est enfui, il vous permet au moins d’avoir 9 mois paisibles et de vivre cet événement pleinement. Moi, je repoussais les assauts de son ex, de sa maîtresse, tout en essayant de l’expulser de la maison, pendant que mon ventre gonflait. Il rentrait à 4 heures du matin, me réveillait, puis repartait à 5 heures, sans aucun égard pour moi : il me fuyait ! Mais pas assez pour quitter la maison et me laisser en paix. Parfois, les femmes ne réalisent pas qu’elles ont choisi un homme comme père, géniteur, mais pas comme conjoint : elles se servent consciemment ou inconsciemment de lui pour avoir des enfants, puis le laissent sur le bord de la route, une fois son devoir accompli. Ce ne fut pas mon cas, puisque j’étais persuadée avoir réuni tous les critères pour avoir un enfant dans les meilleures conditions : nous avions une maison et nous étions mariés. Six mois plus tard, il avait une maîtresse, mais impossible de le sortir de la maison.

 

Pour les hommes qui se retrouvent monoparentaux, sans beaucoup d’expérience, c’est une épreuve qui leur paraît souvent insurmontable. Surtout quand ils ont assumé le rôle de pourvoyeurs et ne sont jamais à la maison : ils ont tout à apprendre ! J’en ai vu pleurer, des hommes, à gros sanglots, dans mon bureau, déboussolés par le départ de leur conjointe et complètement dépassés par leur nouveau rôle de mère. D’autres, au contraire, s’en sortent très bien, parce qu’ils assumaient déjà un bon nombre de tâches, sinon toutes les tâches, face à une conjointe peu douée, en dépression, carriériste ou encore simplement fainéante. Homme ou femme, se retrouver seul(e) avec un ou plusieurs enfants, quand vous ne l’avez pas prévu, c’est un travail à plein temps auquel vous n’étiez pas préparé. C’est pourquoi les femmes qui décident d’avoir un bébé toute seule y réfléchissent à deux fois : un enfant, ce n’est pas comme un petit chiot qu’on peut retourner à l’animalerie, s’il ne convient pas au mode de vie. Je vous comprends quand vous me dites que votre désir d’enfant, passé la quarantaine est tellement présent, que vous êtes prête à passer par l’insémination. Bien sûr,  votre entourage va s’étonner que vous ne passiez pas par les « voies naturelles », c’est-à-dire choisir un « reproducteur », rester en relations le temps d’être fécondée, puis le virer sans rien lui avouer. Cela aussi s’appelle faire un enfant dans le dos : un homme n’est pas juste un distributeur de spermatozoïdes. Il a le droit de décider avec qui il veut enfanter. C’est la liberté de chacun de vouloir ou non un enfant et utiliser un inconnu, que vous connaîtrez intimement, dans le but de procréer est de l’abus.

 

Et un jour, votre enfant vous demandera qui est son père : que lui répondrez-vous ? Un gars que j’ai choisi, comme ça, dans un bar, et je l’ai traîné dans mon lit et tu es arrivé(e), mon/ma chéri(e) ! Alors va naître chez lui/elle le désir violent de le connaître aussi : parce que vous savez qui il est, même si vous ne savez plus où il est. Et si, un jour il/elle retrouve son père biologique, s’introduit dans sa vie, au risque de briser toutes ses illusions de relations avec un père, parce que celui-ci n’est pas du tout ouvert à une génération spontanée, un enfant de 20  ou 30 ans qui lui arrive dans le nez, tout le monde sera déstabilisé. Dans la majorité des cas, les enfants abandonnés ont besoin de savoir qui étaient leurs parents et ce qu’il s’est passé. Alors, quand un être humain sait qu’il a un père, automatiquement, il voudra le connaître : il faudra peut-être lui donner tous les détails de la rencontre, afin qu’il se livre à une enquête, qui peut finir par l’obséder. C’est vrai qu’un enfant a besoin d’un père et une mère, c’est la logique. Mais avoir recours à l’insémination n’est-il pas plus sensé ? Au moins, vous n’avez jamais vu le père et les laboratoires qui pratiquent ces interventions feront en sorte que les critères physiques soient similaires. Vous ne mettrez jamais un visage sur le donneur et votre enfant ne posera plus de questions, puisque vous n’aurez pas les réponses.

 

Que vous passiez par l’insémination ou par un donneur innocent que vous abusez ou encore un donneur conscient, qui vous dit qu’il ne voudra jamais en entendre parler (Attention : s’il change d’avis, il pourra vous revenir dans les dents et faire reconnaître sa paternité), vous ferez face aux mêmes responsabilités : le faites-vous pour vous ou pour l’enfant ? Est-ce la peur de finir seule et vieille fille qui vous pousse à procréer ou un véritable désir d’enfant, parce que votre mission est d’enfanter ? Est-ce un désir d’enfant ou un besoin d’être aimée ? Quand une femme passe la quarantaine et que ce désir persiste, malgré le fait de ne pas avoir rencontré un père, on peut imaginer que c’est profond et réfléchit. Parce qu’il faut réfléchir et bien réfléchir. Moi qui me suis retrouvée seule, sans famille alentour ni amis pour prendre ma fille de temps en temps, sans soutien financier, avec en plus une maison à payer, avec des décisions à prendre en ne m’appuyant que sur moi, je peux vous dire que parfois, vous la trouvez longue la traversée ! Cependant, si vous envisagez d’avoir un bébé sans père, j’imagine que vous êtes entourée. Pensez aussi à lui assurer un avenir si vous décédez : j’ai désigné des tuteurs dans mon testament, car ma fille a souhaité rester au Québec si je disparais. Un enfant qui reçoit de la reconnaissance, de l’affection et de la protection de sa mère aura une belle confiance et une belle estime, même sans père. Bien sûr, si c’est un garçon, il aura peut-être des oncles ou des amis de sa mère qui lui serviront d’exemple masculin. Au-delà de ça, il faut prévoir qui s’occupera de l’enfant si vous décédez. Je me souviens que la directrice de l’école primaire de ma fille m’avait dit « pour une enfant de divorcés, votre fille est très équilibrée ». Bien plus équilibrée que certains enfants qui vivent entre deux parents qui essaient de s’étrangler ! Aujourd’hui, Cassandre sait qu’elle a un père, la relation s’est établie et même si elle ne le voit pas souvent (il est en France et nous au Québec), ils communiquent. Elle partage ses états d’âme dans le DVD « Comprendre la Vie » et sait que le pilier, c’est maman. Papa, c’est autre chose.

 

Bref, si vous décidez de faire un bébé toute seule, discutez avec ceux qui se sont retrouvés dans cette situation malgré eux : ils vous donneront l’heure juste.  A partir de là, comme ils vous auront brossé un tableau réaliste, il vous appartiendra de décider. Puis vous choisirez le moyen : l’insémination est coûteuse, mais tout indiquée, à moins que vous souhaitiez faire la tournée des bars pour « recruter » le géniteur. De mon expérience de mère monoparentale, je peux vous dire que c’est le plus beau métier : jamais je n’ai eu la sensation, pas une seconde, que je me « sacrifiais » ! Je déteste ce mot, pour l’avoir trop souvent entendu dans la bouche de ma mère. J’ai eu un enfant toute seule, parce que le père démissionnaire m’a plantée là, dès qu’il a su que j’étais enceinte. Enfin, il est resté dans la maison, bien que transformé en courant d’air, empoisonnant ma vie et ma grossesse. Parfois, encore une fois, il vaut mieux qu’il se sauve plutôt qu’il pollue les 9 mois fantastiques que vous passez à sentir votre bébé pousser dans votre ventre. Ma fille, Cassandre, est aujourd’hui très équilibrée, ayant grandi pourtant uniquement avec sa mère. C’est l’environnement de l’enfant qui fera la différence et non les titres de papa et maman. Parce que ce ne sont pas juste des titres, ce sont des engagements. Vous faites pousser des enfants dans la confiance ou dans le chaos, seule ou à deux.

 

L’important, que vous le fassiez seule ou que vous vous retrouviez père monoparental, c’est d’avoir l’assurance que vous avez tout compris de la vie et que vous êtes capable de l’enseigner à ce petit/cette petite/ces petits, qu’il faudra faire « devenir grand ». Mais vous-même, êtes-vous adulte ? Ne vaut-il pas mieux qu’un enfant soit élevé par une mère ou un père monoparental(e) et adulte, plutôt que par deux enfants ?!

 

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