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Vendredi 15 mai 2009. Le téléphone de Lucien vibre dans sa poche. Un fabuleux gadget de notre temps apte à nous apporter de bonnes ou de mauvaises nouvelles où que nous soyons. La française des jeux peut nous informer le lieu et l’heure où nous pourrons encaisser le chèque de 126 millions que nous avons gagné la semaine auparavant ou un ami peut nous avertir que Papa est à l’hôpital victime d’un terrible infarctus. Il peut nous apporter joie, peine ou encore une simple question banale telle : A quelle heure rentres-tu ? Histoire de mettre en route le dîner pour l’organisation familiale.

Que ce soit pour une raison ou une autre, c’est un appareil utile qui représente le niveau d’intelligence atteint par l’homme. Un appareil utile apte à sauver des vies et paradoxalement capable de l’empoisonner. Oui, certainement dans un souci d’équilibre, afin de contrebalancer l’intelligence créatrice d’un tel engin, la bêtise humaine peut le transformer en une source de conflit.

Oui, ce jour-là, vendredi 15 mai 2009, le téléphone de Lucien vibre. Il le sort de sa poche et jette un regard furtif sur l’écran. Histoire de prendre connaissance de son interlocuteur. Un message lui a été envoyé depuis sa maison. Ce geste n’a duré guère plus de 2 ou 3 secondes. Un simple geste et un laps de temps ridiculement inexistant face à l’univers et l’éternité. Mais un geste ridiculement important face à l’univers borné et l’éternelle bêtise de l’homme. Le professeur l’a vu. Le professeur a perdu 3 secondes d’attention de son disciple.

Ô sacrilège ! Il a manqué à l’enseignement des écrits ! Il doit être puni.

Tel un fanatique religieux, aveuglé par ces croyances, il va appliquer le règlement écrit par ses supérieurs. Certainement Dieu le père en personne. Qui en doute ? C’est écrit, nous ne pouvons rien y faire. Aucune transgression à la loi divine n’est envisageable. L’utilisation du portable en classe est interdite. La Charia du bon élève est inflexible. La sanction va tomber. Confiscation immédiate !

Comme tous bons fanatiques, nous ne chercherons pas à comprendre les raisons d’un tel règlement. Aveuglément, nous appliquerons la loi. Nous ne sommes pas là pour réfléchir mais pour suivre la voie tracée par les autres, nos supérieurs.

Le téléphone de Lucien n’a pas sonné. Personne ne l’a entendu. Ni lui, ni les camarades et encore moins le professeur. Le téléphone de Lucien n’a pas dérangé le cours. Le téléphone de Lucien à simplement vibré silencieusement parce que son père lui a fait parvenir un message. Certes, Lucien a commis l’erreur de regarder « qui » lui avait fait parvenir ce message. Il a failli au « règlement ». Cette insoumission intolérable pouvait-elle vraiment rester impunie ? Non. Bien sûr que non.

Le professeur confisque donc l’arme du crime. Rien à redire. C’est dans les règles. Lucien obtempère.

Le cours se termine et, tout homme civilisé, tout homme intelligent, tout homme compréhensif aurait pu espérer récupérer son bien à la fin du cours. Après une remontrance, certes, un rappel des règles, certes, mais dans la courtoisie réciproque des deux parties. « Veuillez m’excusez…vous comprenez nous devons appliquer l’ordre…Non, non , c’est de ma faute, je n’aurais pas dû regardé…oui enfin, j’espère que votre père n’est pas malade..etc. »

Non, ce serait trop simple, trop humain. Le professeur, fidèle disciple, ne rend pas le téléphone à Lucien. Il le remet au proviseur adjoint. Ce dernier, totalement absent de la scène au moment du « crime » se sent encore plus offensé que le professeur. Ce regard furtif, dirigé à l’écran du téléphone est une véritable atteinte à son honneur. Un blasphème. Sa vie a été odieusement mise en danger. C’est intolérable. Il laisse donc le téléphone dans son bureau et se retire des lieux.

Lucien ne pourra récupérer son bien ni aujourd’hui, ni le lendemain et encore moins le surlendemain qui est un dimanche.

Ce n’est que le lundi que Lucien franchira la porte du proviseur adjoint dans l’intention de récupérer son bien. Jusqu’à ce jour, personne n’a mentionné au jeune élève si un simple espoir de revoir son téléphone pouvait exister. Au lendemain de la confiscation, le samedi matin, Lucien s’était bien rendu au bureau du « kidnappeur » . Une tentative qui restera vaine car la porte était close. Elle le fut également un peu plus tard dans la journée. La faute avait été commise et l’appareil confisqué. Le rôle « pédagogique » du responsable était terminé. Il n’est pas là pour avoir de la considération envers ce jeune. Il n’est pas là pour se préoccuper où et comment il lui rendra son bien. Il n’est pas au service de ce mécréant. .. . et pourtant nous pourrions débattre sur ce point. Enfin, « Môôsieur » a du travail et est injoignable. Ne parlons pas du dimanche. C’est son jour. Le jour du Seigneur. Alors ce lundi, Lucien franchi la porte de cet adjoint et salut les personnes présentes. Un total de deux, l’adjoint et un professeur. Ce dernier esquisse un regard envers le nouvel arrivant et murmure un « bonjour » en réponse à celui de l’élève. L’adjoint, lui, n’a pas bronché. Ni « bonjour » ni « merde ». Un deuxième « bonjour » de la part du lycéen n’aura pas plus d’effet que le premier. Ou plutôt si, il déclenchera un regard tueur du « pédagogue ». Un regard qu’il faudra interpréter car pour communiquer avec cet être supérieur, il faut savoir lire dans les pensées.  Lucien explique brièvement mais poliment le motif de sa visite. Pour toute réponse, il obtiendra un : «  j’ai pas le temps, j’ai du travail ! » . Inutile de préciser le ton sur lequel a été prononcée cette phrase. Ou devrions-nous plutôt dire cet « aboiement » ? .

S’armant de courage pour ne pas fuir devant le fauve et au risque de se faire mordre, Lucien réitère calmement sa requête. Mais à ce niveau de la conversation et aux yeux du charmant adjoint, ce n’est plus une requête mais de l’insolence. Il fait alors clairement entendre au jeune qu’il ne lui rendrait pas son téléphone à lui, mais uniquement à ses parents. Exactement comme il est écrit dans le règlement intérieur. A noter que le ton de cette réponse est le même que celui du «  j’ai pas le temps, j’ai du travail » aboyé antérieurement.

Comme tout « Maître du monde » l’idée qu’il puisse exister une autre forme de vie en dehors de la leur est totalement inconcevable. Oui, il existe pourtant d’autres vies en dehors des salles de classes. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’a vibré le portable de Lucien. Un père cherchait à prendre contact avec son fils. Et ce dernier, avait osé lui prêter 2 secondes d’une brève attention. Ô insolence ! Ô blasphème ! Comment oses-tu défier les lois de tes Maîtres ?

Oui, les parents de ce jeune ont une vie. Une vie difficile et exténuante. Le père travaille de nuit et de ce fait ses horaires ne correspondent pas à ceux du Lycée. Il ne peut donc s’y rendre. En admettant toutefois qu’il fasse l’effort de ne pas dormir ce jour, trouverait-il à coup sûr la porte ouverte. ? Devra-t-il revenir plusieurs fois comme l’a fait son fils ? La mère de Lucien est auxiliaire de vie et les horaires sont aussi très lourds. Depuis le matin jusqu’au soir 23 heures, parfois plus. Conscient de tout cela, le jeune Lucien décide donc de retenter sa chance à la fin des cours.

Ô comble de l’insolence, le lycéen franchit une fois de plus la porte de l’adjoint. La scène se répète. Le bonjour reste sans réponse. Le regard tueur ne faibli pas. Sans perdre le calme, Lucien explique tant bien que mal la situation et demande si un mot écrit de la part de ses parents pourrait suffire ou peut-être un contact téléphonique..qui sait ?

Mais aucune discussion n’est possible, aucune négociation. Souvent un dictateur barbare et sanglant, un sauvage ayant anéantit des populations entières est reçu avec tous les honneurs de la diplomatie par des autres chefs d’Etats. Il voyage en avion privé et nous lui déplions le tapis rouge. Mais Lucien, lui n’est pas digne d’intérêt. Ce n’est qu’un ado, ce n’est que le futur de notre société. Qu’elle attention devrions-nous lui porter ? Que devons-nous lui enseigner ? La compréhension ? La bonté ? La civilité ? La respectabilité ?

Non, rien y fait. Les parents doivent venir. Qu’ils ne puissent dormir, on s’en fout. Qu’ils perdent une après midi de travail, on s’en fout. Le crime est trop grave. Ce sont des irresponsables. Ils doivent payer. C’est écrit dans le règlement. Monsieur l’adjoint n’a pas le temps de discuter. Il « travaille ». Il n’est pas là pour comprendre les difficultés, ni pour arrondir les angles. Il est là pour faire respecter la loi. Sortir le portable du tiroir et le tendre à ce pauvre gosse aurait-été un geste trop humain. Les Dieux agissent différemment.

Au cinquième jour de la confiscation, sans nouvelle de la part de l’établissement scolaire, obligé par les circonstances, la maman de Lucien se rend au Lycée. Elle perd une après-midi de travail et, étant auxiliaire de vie, une des personnes âgées dont elle s’occupe s’en verra indirectement affectée. Mais que cela ne tienne, « le plus fort » a gagné ce petit jeu du chat et de la souris. Devant le poids de leur conscience mais surtout devant l’impunité d’un service publique proche de la dictature, les « fautifs » ont cédé, et doivent aller demander le pardon. La maman de Lucien se rend donc au Lycée et après avoir arpenté des kilomètres de couloir, un secrétaire lui remet enfin le bien de son fils. Il le lui remet comme ça, dans le couloir, sans plus de formalité qu’un geste rapide, les yeux « ailleurs » préoccupé à observer les environs. Un petit dealer de quartier glissant rapidement une dose de « coke » à un client anonyme. La jeune femme tente en vain d’expliquer le geste de son fils et demande pourquoi nous n’avons pu trouver une solution moins hostile pour la dévolution. Elle demande également pourquoi tant d’agressivité envers son garçon lorsque celui-ci a tenté vainement de s’expliquer ou demander une oreille attentive. Pourquoi ne l’a-ton pas reçu lorsqu’il demandait de l’aide à une personne qui se veut « compréhensive » à chaque réunion de parent d’élève ? Pourquoi n’a-t-on pas prévenu les parents ? Pour toute réponse à ces interrogations très clairement mais courtoisement exprimées, des aboiements se font alors entendre. Ils proviennent de quelques mètres plus loin dans le couloir. Le proviseur adjoint s’approche en grognant tel un doberman en furie. Ou tel un maquereau n’ayant rien perdu de la scène et volant au secours de sa protégée devant un client récalcitrant. C’est-à-dire avec beaucoup de finesse et de délicatesse ! Cette maman observe alors la même technique d’approche décrite par son fils. Aucune réaction au « bonjour » prononcé mais une remontrance directe en guise d’accueil. « Votre enfant est insolent ! ». Inutile de préciser que le ton utilisé était à plusieurs années lumière de la courtoisie ou de la simple politesse. Un véritable adjudant chef gueulant sur sa jeune recrue. Les reproches imputés au jeune Lycéen, pour ne pas oser dire les « offenses » à sa dignité, continuaient de couler sans cesse. Aucun espace, le plus petit soit-il pour laisser la parole à cette femme, qui, jusqu’à preuve du contraire mériterait un peu de respect.

Il est tout à fait compréhensible qu’afin de maintenir l’ordre et la discipline dans un établissement de cette envergure, il est nécessaire une certaine autorité. Les jeunes loups ne sont pas aisés à contrôler. Mais, cette « autorité », cette apparente agressivité que les membres directeurs doivent parfois montrer, n’est qu’un rôle. Il ne faut pas l’oublier. Les parents sont dans le même camp. Et si nécessaire, ils feront preuve de la même stratégie envers leur progéniture. La mère de Lucien n’est pas une gamine de trois ans ayant piqué une pomme à l’étalage de l’épicier. On ne lui tire pas l’oreille dans la rue. Pour commencer, la plus élémentaire règle de bien séance aurait été : inviter cette dame à passer s’asseoir dans un bureau. Ceci afin d’exposer les faits et peut-être lui offrir un café ou un rafraîchissement. Et en ce qui concerne la marche à suivre pour récupérer l’objet du délit, ne pas répondre rageusement que nous n’avions qu’à regarder sur Internet pour connaitre le règlement !

Mais n’allons pas trop vite. La voix de plus en plus haute, le flot de reproches continu. Persuadé d’avoir trouvé une petite victime de plus, l’homme, enfin ce qui se prend pour un homme, fait résonner sa voix virile dans le couloir. Une démonstration de force destinée à prouver au reste du monde qui est le « boss ». Un message clair du style : «  avis aux amateurs ».

Loin d’être impressionnée par ces propos grossiers, la jeune femme pousse alors un : HO !!! Vous allez me laisser en placer une ?. Petite mais décidée, sud américaine d’origine, la voix de la jeune femme a fait l’effet du «  Kiaï » des karateka. Le véritable « crie qui tue ». La riposte verbale est fulgurante et au lieu de s’excuser pour cette approche digne des pires barbares, pour ce comportement d’ours des cavernes, l’homme prend finalement et honteusement la fuite tout en gesticulant. Fort en gueule mais couard comme tous les connards ( ce n’est pas une insulte, c’est pour la rime ! )

Le jour même où a commencé cette affaire, à Fenouillet, un élève de 5eme, un gamin de 13 ans à peine, reconnu comme gentil et calme, poignarde sa prof de math. Drame et scandale. Une punition qui a mal tourné. Mais que s’est-il vraiment passé ?….mystère.

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